Les prénoms bretons de nouveau interdits en 2017 52


Je signe la pétition à la fin de l’article !(autoriser les prénoms en langues régionales à l'état civil)

Jeudi 11 mai, est né à la maternité de Quimper un petit Fañch, un prénom breton qui court les rues en Finistère et plus globalement en Bretagne. Mais le lendemain, vendredi 12 mai, Ouest France nous apprend que les heureux parents ont reçu un coup de fil de l’état civil leur annonçant que ce prénom était interdit, en cause l’orthographe bretonne qui comporte la lettre “ñ”, sauf que c’est justement cette lettre “ñ” qui donne au prénom “Fañch” sa prononciation.

En juillet 2014, une circulaire est passée discrètement (voir la circulaire), et l’état civil français a commencé à l’appliquer. Cette circulaire liste les lettres accentuées ou non, qui sont autorisées pour les prénoms par l’état civil français. Le “ñ”, lettre très utilisée en breton et donc dans les prénoms bretons, ne fait pas partie de ces lettres autorisées. A noter que cette même lettre est aussi présente dans certains prénoms basques

Une histoire qui rappelle tristement l’époque pas si lointaine où les prénoms bretons étaient purement et simplement interdits. Beaucoup de gens l’ont oublié, mais s’il est aujourd’hui possible d’appeler ses enfants Erwan, Katell ou Soazig, c’est grâce à une famille bretonne qui a mené un combat judiciaire éprouvant face à l’état français pour que les prénoms bretons soient autorisés à l’état civil.

Pétition pour autoriser les prénoms bretons en 2017 (mais aussi basques, corses…)

Culture Bretagne lance une pétition pour la modification de cette circulaire afin d’y ajouter le “ñ” et les autres caractères des langues régionales qui appartiennent pourtant au patrimoine de la France (article 75-1 de la constitution française).

Oui aux prénoms bretons en 2017 (mais aussi basques, corses) !

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4,078 signatures

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Actualités mises à jour

15/05/2017 – 18h : La mairie de Quimper vient d’annoncer ce lundi à 17h30 dans un communiqué de presse que le petit Fañch pourra bien être appelé ainsi. L’affaire n’est cependant pas encore réglé, l’administration française doit maintenant amender ou supprimer le texte de la circulaire.

14/05/2017 – 19h : Contactée par Le Télégramme, Isabelle Le Bal, première adjointe au maire de Quimper, chargée de l’administration générale a annoncé qu’elle examinera le dossier lundi matin (15 mai), et que selon elle la langue bretonne doit être respectée dans sa typographie, aussi bien au niveau des accents que des tildes. Il faut aussi savoir qu’une circulaire peut être contestée auprès du tribunal administratif.


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52 commentaires sur “Les prénoms bretons de nouveau interdits en 2017

  • Cyrille Ripoche

    Signes diacritiques des langues régionales exclus en France.

    Lettres adoptées par les Kurdes mais d’usage refusé par la Turquie.

    Point de différence : ceci relève du même esprit (la politique d’assimilation du premier pays ayant inspiré le second dès avant 1914, ce qui n’est un mystère pour personne).

  • Jadin

    Si le prénom était ridicule je comprendrais mais là c’est un prenom courant en Bretagne donc pourquoi pas . Il existe des prénoms bien plus bizarre et péjoratif, celui ci n’a rien de tel donc laisser les parents choisir . Mon fils s’appelle Alan et il existe bcp de prénom typique de certaines régions qui sont en voit de disparition et je trouve ça dommage de perdre ça.

  • Patrick Jéhannin

    Ah, oui : ça c’est vraiment complètement idiot !…

    Je me souviens qu’en janvier 1984 j’ai passé deux nuits à monter un dossier “béton” pour le Procureur de la République parce que l’état-civil refusait pour ma fille le nom de Maxime qui est pourtant un prénom féminin répandu au sud de la France.

    Evidemment, je ne me suis pas laissé faire et j’ai fini par obtenir satisfaction.

    Je suis à disposition pour donner un coup de main.

    patrick.jehannin@gmail.com

  • Guenièvre

    “ñ” est en plus un caractère européen très utilisé en castillan, faut interdire les prénoms ibériques en général pendant qu’on y est…

  • Thierry.dimanche

    Soutenon la libertée de donner des prénoms a nos enfants dans les langues françaises le Breton le Basque le Corse sont des langues vivantes et des draditions déjà retirée par des arriérés celà ne recommenceras pas. !!

  • Edouard BENSOUSSAN

    Je trouve cela scandaleux il y a comme toujours une volonté d’étouffement des particularismes régionaux de la part d’un état Jacobin voir Pétainiste.!

  • drouet

    Mon fils est né le 13 juin 2014. Il d’appel Fañch. Quand nous sommes allé recupere le certificat de naissance;on nous apprend que le tilde est refusé. Sans même nous prévenir……nous avons fait un recours et n’avons jamais eu de réponse. Nous lui faisons tout de même ecrire le tilde car c’est comme cela que s’écrit son prénom. Un point c’est tout. De toute solidarité avec ses nouveaux parents. Et prêt a refaire des démarches des que possible

  • MONTI Marjan

    Ils n’ont vraiment rien à faire dans les ministères de notre pays …. pour inventer de pareilles inepties !!!
    Est-ce qu’ils vont aussi interdire les prénoms d’origine étrangère (maghrébine ou autre) ??? ça m’intéresserait de le savoir ….

  • Joan GIRAL

    Avant la mise au point du standard UNICODE on aurait pu argumenter sur les signes diacritiques, mais à présent on sait les coder de la même façon dans tous les systèmes informatiques. ll n’y a donc aucune raison technique d’interdire leur usage.
    Par contre il est probable que bcp de fonctionnaires ne sachent pas comment les saisir au clavier, ou que certains logiciels utilisés dans nos administrations ne soient pas compatibles UNICODE (ce qui serait très grave).

  • Serj an Huede

    Poent eo e vije anavezet hor yezh evel ur yezh ofisiel e Breizh hag e vije doujet ouzh skritur ar brezhoneg penn-da-benn. Pegoulz e vo sinet karta ar yezhoù bihan gant Bro-C’hall ? Pegoulz e c’hello pep bugel deskiñ brezhoneg e Breizh ma’z eo aze c’hoant o zud ?
    Pour le respect de notre culture et des choix de chacun.

  • Sarah

    Dans un pays comme la France, où l’on accepte les prénoms d’origine étrangère par soucis de respecter la culture de chacun, il est inadmissible que ce même droit ne s’applique pas aux natifs Français. C’est inadmissible de vouloir, méthodiquement et implacablement, effacer la culture Française sous toutes ses formes. Les richesses culturelles apportées par toutes les régions de France sont une richesse infinie pour nous tous. Ces prénoms, mais aussi les langues régionales, sont à sauvegarder précieusement. C’est notre nation qui est en jeu. Avec ces petits décrets sournois, on veut tout gommer de la France. Mais au profit de quoi, de qui ?? Il faut se battre pour ne pas effacer notre Histoire.

  • Maredudd ap Rheinallt

    Ni ddylai’r wladwriaeth fod â’r hawl i wahardd lleiafrifoedd ethnig rhag mynegi eu hunaniaeth mewn modd mor bersonol ag enwau eu plant

  • Falézan

    Donc, dites-moi pourquoi l’administration française accepte les prénoms musulmans et autres ?
    L’état français se doit de respecter les BRETONS. Alors LE DRIAN êtes vous comme Bertrand DU GUESCLIN ?

  • Rénald

    L’état considère qu’il s’agit de revendications communautaristes et que cela fragilise l’unité de la république. C’est en ces termes que le procureur de la république nous a expliqué pourquoi il avait rebaptisé ma fille (suppression du dilte sur son prénom basque).

    Cette loi doit dater de 1750.

    • Culture Bretagne Auteur de l’article

      Depuis 1976 ces prénoms sont autorisés, la circulaire en question date de juillet 2014. Après personne n’est à l’abri d’un excès de zèle de n’importe quel représentant de l’état (même le plus haut placé)

  • Xavier Hussön

    Pour les prénoms, mais aussi les mots de la langue française, riche d’une grande diversité culturelle, OUI aux accents circonflexes, aux trémas, aux ñ et autres petits signes particuliers, lesquels contribuent à l’esthétisme des signes typographiques, importent pour la prononciation et, parfois, nous renseigne sur l’histoire des mots qu’ils habitent.

  • Malardé

    La FRANCE est une DEMOCRATURE , une dictature déguisée en démocratie !
    La FRANCE n’est pas une nation , mais un état composé de plusieurs nations .
    Alain Malardé

  • Barthon

    Les républiques passent mais la bêtise centralisatrice et jacobiniste de l’Etat demeure et se perpétue. l’enarchie est toujours là et au plus haut niveau. On reconnaît dans l’affaire Fanch la perfidie du système. Qu’ils laissent vivre les langues et les régions. Il est vrai que certains veulent les dissoudre dans le maelström marchand mondial afin de transformer en consommateurs lobotomisés ses habitants.
    il faut résister à cette oppression qui si elle se produisait à l’étranger aurait déjà suscité la réprobation de la médiasphère larmoyante.
    Alors peuple Breton relève la tête et soutiens ceux qui te défendant.
    Bevet Breizh!

  • GAUDIN

    Quand je vois certains prénoms autorisés, cela me fait sourire. De toutes façons, les jacobins veulent tout uniformiser pour mieux contrôler les gens. Bonne continuation au petit Fañch!

    • MELEARD guy

      continuons à nous défendre contre l’état français qui veut encore nous soumettre une fois de plus pour détruire toute identité Bretonne

  • Jaffrès Perig

    Moi aussi on m’a fait le coup , il y a 62 ans , c’était à la mairie de Brest ! Mon prénom officiel c’est Pierre mais tout le monde m’appelle Perig : psychologiquement pas confortable , j’ai l’impression d’être coupé en 2 !

  • Napol

    En 1567, dans un texte officiel, Charles IX se présente ainsi comme le “roy de Frãce” et non de “France”. Le “tilde” est utilisé à l’époque pour marquer les sons “nasalisés” (prononcés avec le nez). Le même texte écrit par exemple “cõsidérations” à la place de considérations. 
    En 1539, François Ier publie l’ordonnance de Villers-Cotterêts, un texte qui, dans son article 111, impose pour la première fois le français à la place du latin dans les actes judiciaires. Or, ledit article possède à lui seul trois tildes (“cõtenus” pour contenus, par exemple). Une information d’autant plus piquante que ladite ordonnance a, dans les siècles qui ont suivi, souvent été utilisée par l’Etat pour lutter contre les langues nationales…
    le tilde, dans notre pays, a longtemps été dénommé “tiltre” ou “titre”. Il était ainsi défini en 1694 dans la première édition du célèbre dictionnaire de l’Académie française: “petit trait que l’on met sur une lettre pour suppléer à quelqu’autre lettre qui n’est pas marquée”. Une définition qui y figurera jusqu’en 1932. Ce n’est qu’à partir du XVIIIè siècle que la petite vague finira par tomber en désuétude dans notre langue.