Comment dire merci en breton 4


Merci en breton traduction.Si on vous a rendu un service, ou si on vous a souhaité un joyeux anniversaire en breton par exemple, vous aurez envie de remercier la personne en breton. Il n’existe pas 36 façon de remercier quelqu’un en breton, voyons donc comment dire merci en breton.

Merci en breton

Merci en breton se traduit par “Trugarez”, qui est un mot dérivé de “trugar” (compassion). Le mot est très ancien, et il était autrefois utilisé pour désigner la pitié (comme merci en français à l’origine, d’où l’expression “être sans merci”).

Trugarez a progressivement été utilisé pour remercier, mais il garde tout de même une notion de grand remerciements, on ne l’utilise donc pas pour remercier quelqu’un qui vient juste de nous passer le sel à table.

Trugarez ! (Merci en breton)

Trugarez dit Erwan ! (“Merci à toi Erwan” en breton, “dit” signifiant “à toi”)

Trug’ ! (Abréviation de Trugarez, Merci en breton)

La dernière formule, “Trug'”, est principalement utilisée par les jeunes. Elle est beaucoup plus commune et peut être utilisée avec plus de légèreté que “Trugarez”.

Soyez béni en breton

En Bretagne, pays très pieux, on peut souhaiter à quelqu’un d’être béni pour le remercier d’une grande assistance (un sauveteur en mer qui vous sauve la vie, un automobiliste qui vous dépanne sur une route déserte en pleine nuit d’hiver, etc etc).

Bennozh Doue deoc’h ! (“Soyez béni” en breton, mot à mot “bénédiction de dieu à vous”)

Mersi en breton

Une forme française a aussi été utilisée pour dire merci en breton, à l’époque où la langue française a réellement commencé à s’implanter en Bretagne en commençant par les formules de salutation et de remerciement.

Mersi ! (Merci en breton)

Cette façon de se dire merci, qui n’est ni plus ni moins du français, est aujourd’hui encore un peu utilisée, mais elle a quasiment disparu des usages et a été remplacée par “Trugarez” ou “Trug'”.

Voici donc comment remercier quelqu’un et lui dire merci en breton. Si vous en utilisez d’autres que vous souhaitez partager ici, n’hésitez pas à poster un commentaire.


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4 commentaires sur “Comment dire merci en breton

  • Baleer

    Les formules de politesses sont en principe personnalisées, et l’emprunt au français complété par « bras ». Ainsi, on dira, par exemple : « Trugarez deoc’h ! », « Trugarez vras deoc’h ! », « Mersi bras deoc’h ! » (particulièrement si on se trouve dans une zone où le tutoiement est inconnu). Quant à la formule « Trug’ », son usage se restreint aux francophones de naissance. Il s’agit en effet d’une abréviation à la française, en contradiction avec l’usage populaire qui n’abrège les mots qu’en dehors de la syllabe accentuée, comme pour « du-m’ » pour « du-mañ », « Vefa » pour « Jenovefa », etc.

    • Culture Bretagne

      Désolé de vous dire cela comme ça mais vous devriez sortir un peu de vos bouquins. La formule « Trug’ » n’est pas apparue chez les francophones de naissance, mais dans les nouvelles générations de brittophones de naissance, plus particulièrement à Diwan. Aussi incorrect que cela puisse être dans l’esprit de la langue bretonne, n’oubliez pas qu’une langue vit avec ses locuteurs, et actuellement les locuteurs du breton sont les jeunes qui sortent de Diwan entre autres écoles.

  • Baleer

    Les enfants scolarisés à Diwan sont très majoritairement francophones de naissance. Ils apprennent généralement le breton à l’école, et bien peu d’entre eux le parlent déjà avant. Rien de surprenant donc que le breton de ces élèves soit teinté d’interférences dûes au français. Les bouquins n’ont rien à voir avec les exemples vivants d’abréviations que j’ai donnés. Et ces abréviations sont bien effectuées ainsi par les bretonnants natifs (et non scolairisés à Diwan). Actuellement ces bretonnants natifs sont toujours, à ma connaissance des locuteurs du breton, et la qualité de leur breton est, à mon sens, globalement bien meilleure que celle des élèves de Diwan, dans le sens où elle est issue d’une transmission naturelle. La phonologie, l’accentuation, les structures de phrases, l’esprit de la langue, la manière de s’exprimer de ces locuteurs sont propres au breton et non directement importés du français comme c’est très souvent le cas à Diwan, où j’ai pu rencontrer tel élève, qui arrivé au lycée ne faisait toujours pas une mutation, mais reconnaissait tout de même que ce serait mieux de les faire. Le breton a une grammaire qui lui est propre, et qui devrait, comme, au fond, pour toute langue, lui être appliquée. Mais si maintenant la faute et le calque du français deviennent la norme, je ne vois plus bien l’intérêt de parler breton. Personnellement, j’aurais plus tendance à considérer cet état de langue comme du français codé que comme du breton.