Les Bretons expatriés à l’étranger, une véritable diaspora


Beaucoup de Bretons partent à l’étranger, que ce soit pour les études, pour le travail, pour de l’humanitaire, ou pour y faire sa vie. Mais si les Bretons sont déjà très attachés à leur identité et à leur terre en temps normal, ils le sont bien plus une fois qu’ils quittent la Bretagne.

« L’éloignement renforce le sentiment breton, j’ai vu des Bretons apprendre la langue bretonne une fois à l’étranger alors qu’ils s’en désintéressaient en Bretagne »
(Erwan, originaire de Plouguerneau et expatrié au Japon)

Beaucoup de Bretons expatriés ressentent le mal du pays, ils se mettent alors en quête d’un petit coin de Bretagne, d’un endroit où acheter un ou deux produits bretons, ou simplement d’un lieu où croiser d’autres Bretons pour parler de Bretagne…

Des associations locales de diaspora bretonne

Carte des associations de diaspora bretonne à travers le monde.

Carte des associations de diaspora bretonne à travers le monde.

Il existe des milliers d’associations bretonne hors de Bretagne. De la simple association qui se retrouve pour parler du pays, aux centres culturels réunissant des milliers de Bretons (comme la Mission Bretonne à Paris), en passant par des associations qui organisent des cours de danse bretonne à Tokyo, des cours de breton à Londres, les offres ne manquent pas dans les principales villes étrangères.

Ces associations de la diaspora bretonne se retrouvent sur les cinq continents, aux USA, au Canada, en Argentine ou au Chili, en Inde, en Thaïlande,  en Russie, en Chine ou au Japon, et bien évidemment en Europe (Espagne, Irlande, Ecosse, Angleterre, Allemagne, Pologne…) dont une grosse partie en France.

Mais en dehors de ces grosses villes, il est parfois plus difficile de trouver une association bretonne locale. Pour cela, il existe des réseaux de Bretons expatriés.

Des réseaux de Bretons de l’étranger

Il existe principalement deux réseaux de Bretons à l’étranger qui sont réellement utiles pour retrouver d’autres Bretons.

« Bzh Network » est principalement axé sur les relations économiques entre Bretons, ce réseau existe depuis 10 ans et il rassemble principalement sur les réseaux sociaux, son groupe viadeo rassemble quelques 6000 Bretons et moitié moins sur son groupe Facebook .

Un autre réseau, « Bretons du monde », propose quand à lui un annuaire des Bretons expatriés. Cet annuaire est disponible sur leur site (www.bretonsdumonde.org) et ce sont près de 2400 Bretons qui sont allés s’inscrire sur ce site pour être mis en relation avec d’autres Bretons à l’étranger, échanger des conseils, ou simplement pouvoir parler Bretagne avec un compatriote même dans le plus lointain des pays.

Des flux financiers inversés ou différents

La réplique de la statue de la liberté à Gourin.

La réplique de la statue de la liberté à Gourin.

Au début du 20ème siècle, les Bretons s’expatriaient pour échapper à la pauvreté. La ville de Gourin en est un symbole, 3000 Bretons originaires de Gourin habitaient à New-York en 1928, 13% de la population de la commune s’est expatriée entre 1946 et 1954, et dès 1913 des Bretons ont fondés au Canada le village nommé Gourin city.

A l’époque les Bretons expatriés envoyaient de l’argent à la famille restée en Bretagne, et ceux qui revenaient en vacances en Bretagne rapportaient en cadeaux des objets introuvables ou trop chers en Bretagne.

Mais aujourd’hui, les Bretons ne quittent plus la Bretagne pour échapper à la pauvreté, mais pour entreprendre et pour réussir ailleurs que dans le cadre administratif français. Des Bretons investissent et créent des entreprises aux USA, au Japon, en Tunisie… les réseaux bretons ainsi crées aident au développement économique de la Bretagne d’une manière différente d’auparavant en diffusant l’identité bretonne et en favorisant l’export des produits bretons de par le monde.

Parmi les Bretons expatriés, beaucoup d’étudiants également qui partent sur Paris ou à l’international pour des études ou en voyage humanitaire. Des étudiants que leurs parents aident en finançant leurs études, ou en leur envoyant de l’argent pour se loger, se nourrir (voir à ce sujet comment faire un transfert bancaire international en évitant le piège des taux de change pour les pays hors zone Euro).

Une culture accessible grâce au web

Le web a révolutionné les liens entre individus, pas forcément toujours de manière positive, mais il a permis à la culture bretonne de s’exporter. Depuis 1999, l’association « An Tour Tan » organise régulièrement des Cyber Fest-noz retransmis par internet à travers le monde. En 2015 180.000 personnes avaient assistées à ce Cyber Fest Noz mondial, en 2016 il aura lieu le 26 juillet.

edubreizh-cours-breton-ligneDans un autre registre, il existe aussi désormais des cours de Bretons en ligne avec Edu Breizh, qui propose des MOOC (« Massive Open Online Course », en gros des cours en ligne à plusieurs) accessibles par internet depuis n’importe quel endroit du globe.

Et les sites web ne manquent pas pour commander des produits bretons, découvrir l’histoire de Bretagne, ou simplement lire des actualités sur la Bretagne.

La Bretagne, un pays différent de la France

La Bretagne est tournée vers la mer, elle est habituée à recevoir le neuf venu du large, et intègre les innovations plus vite, elle glorifie la mobilité et les nomades pour citer Jacques Attali dans une interview à l’Opinion de 2013.

 « Tout pays tourné vers la mer se réforme car il est habitué à recevoir le neuf venu du large, et intègre les innovations plus vite ; il glorifie la mobilité et les nomades. Tout pays tourné vers la terre se protège dans ses châteaux forts et privilégie l’accumulation de rentes – il glorifie les racines et les sédentaires. Lorsque cette rente devient insupportable, ce genre de pays fait la révolution. C’est le cas de la France. » (Jacques Attali en 2013)

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